Attestation pour la TVA à 10 % : depuis mars 2025, une mention sur le devis la remplace

Attestation pour la TVA à 10 % : depuis mars 2025, une mention sur le devis la remplace

26/09/2026
Attestation pour la TVA à 10 % : depuis mars 2025, une mention sur le devis la remplace
26/09/2026

En bref

L’attestation pour la TVA à 10 %, le formulaire 1301-SD, n’existe plus depuis le 1er mars 2025 : le client certifie directement sur le devis ou la facture que le logement a plus de deux ans et que les travaux ne le rendent pas neuf. Si une mention est fausse de son fait, il devient solidaire du complément de TVA, jusqu’au taux de 20 %.

La date qui a tout changé, ce que la mention doit certifier, quand la faire signer et combien de temps la garder, puis ce que coûte une condition non remplie.

Depuis le 1er mars 2025, plus de formulaire

Le 1er mars 2025 : c’est cette date qui commande tout le reste. Avant, le client signait une attestation TVA 10 %, simplifiée (formulaire 1301-SD) ou normale (1300-SD), pour que l’entreprise puisse appliquer la TVA à 10 % ou à 5,5 % sur des travaux dans un logement. La loi de finances pour 2025, à son article 41, a supprimé cette pièce.

Depuis, le client certifie les mêmes conditions directement sur le devis ou sur la facture. Les formulaires restent pourtant proposés au téléchargement sur de nombreuses pages, y compris en tête des résultats de recherche : les faire remplir n’est plus exigé, et ne remplace pas la mention.

Ce que la mention doit certifier

Le BOFiP, la doctrine publiée par l’administration fiscale, fixe le contenu de la certification. Le client atteste que :

  • le local est affecté à l’habitation à l’issue des travaux et il est achevé depuis plus de deux ans ;
  • les travaux, sur une période de deux ans au plus, n’entraînent ni surélévation, ni remise à l’état neuf du logement, ni augmentation de plus de 10 % de la surface de plancher ;
  • pour le taux de 5,5 %, les travaux relèvent de la rénovation énergétique au sens du code général des impôts.
Exemple

Texte construit pour l’illustration, à adapter avec votre conseil : « Le client certifie que les travaux portent sur un local affecté à l’habitation à leur issue et achevé depuis plus de deux ans, et qu’ils n’entraînent, sur deux ans, ni surélévation, ni remise à l’état neuf, ni augmentation de plus de 10 % de la surface de plancher. » Suivi de la date et de la signature du client.

La mention vaut pour un propriétaire occupant comme pour un locataire ou un propriétaire bailleur, et pour une résidence secondaire : c’est l’usage d’habitation qui compte.

Quand la faire signer, et combien de temps la garder

La certification se porte sur le devis signé ou sur la facture. Le plus sûr est de la faire signer dès le devis : si un acompte est versé, la TVA devient exigible à son encaissement, et le taux appliqué sur la facture d’acompte et sa TVA doit déjà être justifié.

L’entreprise joint une copie du document à sa comptabilité. Le client conserve la sienne jusqu’au 31 décembre de la cinquième année qui suit la réalisation des travaux au taux de 10 %, ou l’émission de la facture au taux de 5,5 %. À quelle date le chantier de votre client sera-t-il terminé ? C’est elle qui fait courir le délai pour le taux de 10 %.

10 % ou 5,5 % : ce qui change dans la mention

TauxTravaux concernésCe que la mention ajouteDépart de la conservation
10 %amélioration, transformation, aménagement, entretien d’un logement de plus de deux ansles deux premières conditionsfin des travaux
5,5 %rénovation énergétique du même logementla troisième condition en plusdate de la facture
20 %logement de moins de deux ans, travaux qui le rendent neuf ou l’agrandissent de plus de 10 %aucune mention possibledroit commun

Le taux se lit ligne par ligne sur un même devis : un chantier peut mêler des postes à 5,5 %, à 10 % et à 20 %.

Si une condition n’est pas remplie

Un contrôle qui écarte le taux réduit fait réclamer la différence avec le taux normal. Exemple construit : 20 000 € HT de travaux facturés à 10 %, soit 2 000 € de TVA ; si le logement avait moins de deux ans, 4 000 € étaient dus, et le complément atteint 2 000 €, sans compter les intérêts de retard. La méthode pour calculer une TVA à 5,5 % vaut pour chacun de ces taux.

Important

Si les mentions portées sur le devis ou la facture sont inexactes du fait du client, celui-ci est solidairement tenu au paiement du complément de TVA avec l’entreprise. L’entreprise, elle, reste redevable de la taxe qu’elle a facturée : une mention signée protège mieux qu’une mention absente, mais ne dispense pas de vérifier ce qui se voit sur place.

Pour un cas limite, extension proche des 10 %, local mixte, logement récemment achevé, la réponse relève de l’expert-comptable de l’entreprise, parce qu’elle dépend des faits du chantier.

Avant d’envoyer le devis

  1. Vérifier l’âge du logement et son usage d’habitation après les travaux.
  2. Porter la certification sur le devis, avec la mention du taux ligne par ligne.
  3. Faire signer avant tout acompte, et joindre une copie à la comptabilité.
  4. Rappeler au client de conserver le document jusqu’au 31 décembre de la cinquième année.

Sources

  • Loi n° 2025-127 du 14 février 2025 de finances pour 2025, article 41
  • Code général des impôts, articles 279-0 bis et 278-0 bis A
  • BOFiP, BOI-TVA-LIQ-30-20-90-40
  • Entreprendre.service-public.gouv.fr, taux réduits de TVA sur les travaux, actualité du 3 mars 2025
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Rédigé par
Antoine
Je suis Antoine, le rédacteur de FinancePreneur. J'écris des contenus pratiques et pédagogiques pour aider les entrepreneurs à mieux comprendre la finance, piloter leur activité et prendre des décisions éclairées.

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