Depuis le 1er janvier 2026, la flat tax est de 31,4 % sur les dividendes et les intérêts : 12,8 % d’impôt et 18,6 % de prélèvements sociaux. Les plus-values de titres de 2025 sont déjà taxées à ce taux. Assurance-vie, épargne logement et immobilier restent à 17,2 %. La dispense d’acompte pour 2027 se demande avant le 30 novembre 2026.
Ce que change la flat tax 2026 : les deux dates d’effet de la hausse, puis ce qui est prélevé au versement face à ce qui est dû, le calcul comparé avec le barème et la démarche à faire avant le 30 novembre.
Deux dates d’effet, selon la nature du revenu
La loi de financement de la sécurité sociale pour 2026 porte la CSG de 9,2 % à 10,6 % sur les revenus du capital. Les prélèvements sociaux passent ainsi de 17,2 % à 18,6 %, et la flat tax, le prélèvement forfaitaire unique, de 30 % à 31,4 %. La hausse ne démarre pas à la même date pour tous les revenus :
| Revenu | Date d’effet | Prélèvements sociaux | Taux global |
|---|---|---|---|
| Dividendes, intérêts (produits de placement) | Revenus versés depuis le 1er janvier 2026 | 18,6 % | 31,4 % avec la flat tax |
| Plus-values de cession de titres (revenus du patrimoine) | Revenus de 2025, déclarés en 2026 | 18,6 % | 31,4 % avec la flat tax |
| Assurance-vie, épargne logement (PEL, CEL) | Aucune hausse | 17,2 % | 30 % avec la flat tax |
| Revenus fonciers, plus-values immobilières | Aucune hausse | 17,2 % | Hors flat tax |
La deuxième ligne est la plus surprenante : une plus-value réalisée en 2025, avant le vote de la loi, supporte le nouveau taux, parce que ses prélèvements sociaux sont calculés avec l’impôt, sur la déclaration de 2026. Des dividendes remontés à une société holding soumise à l’impôt sur les sociétés échappent à la flat tax et relèvent, sous conditions, du régime mère-fille.
Prélevé au versement, dû l’année suivante
Pour un dividende ou un intérêt, la banque ou la société qui paie retient deux sommes le jour du versement : un acompte d’impôt de 12,8 % et les prélèvements sociaux de 18,6 %. L’impôt définitif n’est arrêté que sur la déclaration de l’année suivante, où l’acompte est déduit.
Prenons un exemple construit : 10 000 € de dividendes versés en mars 2026. Le jour du versement, 3 140 € sont retenus, 1 280 € d’acompte et 1 860 € de prélèvements sociaux, soit 140 € de plus qu’au taux de 2025. Le montant encaissé est de 6 860 €, pas de 10 000 €.
Dans la vidéo ci-dessous, une expert-comptable détaille les revenus touchés et ceux qui y échappent. Elle a été enregistrée en décembre 2025, avant le vote définitif ; le taux de 31,4 % a été confirmé depuis.
Flat tax ou barème : le calcul sur vos revenus 2026
La flat tax s’applique par défaut, selon le fonctionnement du prélèvement forfaitaire unique.
L’option pour le barème progressif se coche sur la déclaration, case 2OP, et vaut pour tous les revenus du capital de l’année du foyer. Au barème, les dividendes ne sont imposés que sur 60 % de leur montant, après un abattement de 40 %, et une partie de la CSG, 6,8 % en 2026, se déduit du revenu imposable de l’année suivante.
Dans quelle tranche marginale d’imposition êtes-vous ? C’est elle qui décide. Sur les 10 000 € de dividendes de l’exemple, le barème coûte 2 520 € à 11 %, prélèvements sociaux compris, contre 3 140 € avec la flat tax ; à 30 %, il coûte 3 660 €. Le simulateur refait le calcul avec vos montants.
Flat tax ou barème : le calcul sur vos revenus du capital
- Flat tax (31,4 %)
- ·
- Barème progressif
- ·
- Dont prélèvements sociaux
- ·
- Écart
- ·
Taux 2026 : flat tax de 31,4 %, soit 12,8 % d’impôt sur le revenu et 18,6 % de prélèvements sociaux ; au barème, 18,6 % de prélèvements sociaux plus votre tranche, appliquée à 60 % des dividendes (abattement de 40 %). Non comptés : la CSG déductible l’année suivante, la contribution sur les hauts revenus et les abattements pour durée de détention. L’option pour le barème vaut pour tous les revenus du capital de l’année.
30 novembre 2026 : la dispense d’acompte pour 2027
L’acompte de 12,8 % peut ne pas être retenu sur les revenus versés en 2027, si le revenu fiscal de référence de 2025 du foyer reste sous ces seuils :
- intérêts : 25 000 € pour une personne seule, 50 000 € pour un couple marié ou pacsé ;
- dividendes : 50 000 € pour une personne seule, 75 000 € pour un couple marié ou pacsé.
La demande prend la forme d’une attestation sur l’honneur remise à chaque établissement payeur avant le 30 novembre 2026. Passé cette date, l’acompte est retenu sur toute l’année 2027. La dispense ne touche jamais les prélèvements sociaux, et elle ne supprime pas l’impôt : il est simplement payé l’année suivante, avec la déclaration.
Pour l’assurance-vie et la sortie en capital d’un plan d’épargne retraite, la demande peut se faire plus tard, au plus tard à l’encaissement.
Avant le 30 novembre, trois vérifications
Relever le revenu fiscal de référence de 2025 sur l’avis d’imposition reçu en 2026 et le comparer aux seuils. Simuler les deux options sur les revenus attendus pour savoir si le barème a un intérêt. Envoyer l’attestation à chaque banque ou société qui verse des revenus, avant la date : un seul oubli, et l’acompte est retenu sur ces revenus-là toute l’année.
Sources
- Entreprendre.service-public.gouv.fr, « Évolution du taux du Prélèvement Forfaitaire Unique (PFU) », 10 février 2026
- Direction générale des finances publiques, brochure pratique de l’impôt sur le revenu 2026, « Principales nouveautés revenus 2025 »
- Direction générale des finances publiques, « Puis-je bénéficier d’une dispense du prélèvement forfaitaire non libératoire ? », mise à jour du 7 avril 2026